Ibrahima SENE : Un héritage que l’on ne mesure pas en nombre d’années

0
42

Aujourd’hui, le temps semble retenir son souffle…

Comme s’il savait qu’il s’arrêtera par respect pour un homme

Qui a donné un sens au nombre quatre-vingts par la grandeur de sa vie.

Cela fait trois ans que notre père, « Ibrahima Sène », n’est plus parmi nous.

Et pourtant, comme pour tous ceux qui l’ont connu, son départ n’a jamais signifié son absence.

Certains êtres habitent encore le silence, avec une présence plus intense que n’importe quel cri.

Étrange coïncidence…

Qu’aujourd’hui, le jour de ses quatre-vingts ans, coïncide avec la Journée internationale du travail et de la dignité humaine.

Peut-être est-ce là la plus belle définition de sa vie. Car il a consacré son existence
à la dignité, au travail et à la construction.

Comme si le monde avait voulu inscrire son nom, à jamais, aux côtés des valeurs auxquelles il croyait et s’est toujours battu

Notre père n’est pas venu pour simplement faire défiler les calendriers ; il est venu pour donner une âme aux années.

Chaque pas, chaque choix, était une part de lui-même offerte à l’avenir des autres,
à cette terre, à l’humanité.

Ses quatre-vingts ans ne sont pas, pour nous, un nombre ; ils sont une lanterne.

Une lumière qui ne connaît pas l’extinction. Car certaines naissances dépassent le simple fait de venir au monde ; elles deviennent le commencement d’un mouvement, une trace que ni le temps ni la mort ne peuvent effacer.

Ce vendredi 1er mai 2026, n’est pas pour moi le souvenir d’un passé, mais la preuve d’une présence qui continue.

Il vit dans les pensées, dans les chemins qu’il a tracés en silence, et dans le regard de tous ceux qui ont appris de lui.

« Ibrahima Sène » n’est pas parti ; il a simplement changé de forme d’existence.

Il demeure dans tout ce qui continue, dans chaque bien qui se propage, et dans chaque silence qui porte encore le parfum de la vie.

Il est cette vie qui persiste, même après le silence.

A notre père.
Par Léna Sène