Englué dans l’affaire Epstein, Trump demande de « passer à autre chose »

0
6

au cœur du scandale•Les révélations aux Etats-Unis sur le criminel sexuel Jeffrey Epstein éclaboussent de nombreuses personnalités à travers le monde, dont Donald Trump

Donald Trump aimerait ne plus entendre parler du criminel sexuel Jeffrey Epstein. Selon lui, l’heure est même venue de tourner la page de ce scandale qui n’en finit pas d’éclabousser de nombreuses personnalités, dont lui-même.

« Je pense qu’il est temps pour le pays de passer peut-être à autre chose, comme le système de santé ou quelque chose qui importe aux gens », a déclaré mardi le président américain aux journalistes à la Maison-Blanche.

Manque de précaution pour la vie privée des victimes

Lors de l’annonce de la publication de ces documents le 30 janvier, le ministère américain de la Justice a affirmé avoir ainsi respecté l’obligation imposée par le Congrès à l’administration Trump de faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif. Au total, près de 3,5 millions de pages de ce dossier tentaculaire ont été publiées par le gouvernement depuis décembre sous la contrainte d’une loi votée par le Congrès, selon le ministère.

Une centaine de victimes ont toutefois dénoncé la façon dont les documents ont été publiés, sans précaution pour leur vie privée. Mais une audience prévue ce mercredi à ce sujet devant un juge fédéral à New York a été annulée jusqu’à nouvel ordre à la demande de leurs avocats, qui ont fait état de « discussions constructives avec le ministère de la Justice » pour remédier à la situation.

Des Français dans le dossier Epstein

La dernière avalanche de documents a déclenché une réaction en chaîne, jetant le discrédit sur de nombreuses personnalités à travers le monde. Des Français sont également cités. Le clan Lang s’est ainsi retrouvé dans la tourmente. Le nom de Jack Lang et celui de sa fille aînée Caroline apparaissent notamment dans des éléments relatifs à une transaction immobilière « offshore » au Maroc et à une société fondée dans un paradis fiscal. « Quand je noue un rapport de sympathie, je n’ai pas l’habitude de demander à mon interlocuteur son casier judiciaire », a répliqué l’ancien ministre.