Le 18 août 2026, Samba Kara Ndiaye a présenté une vision politique centrée sur la souveraineté du Sénégal et l’accès équitable aux ressources. Le président du Parti NADEMS estime que le pays doit mieux répondre aux besoins de sa population, notamment dans les domaines de l’eau, de l’emploi et de l’éducation. Cette ambition s’inscrit dans un contexte de profonde remise en cause politique et sociale : selon l’historien et professeur à Columbia University Mamadou Diouf, « le rêve sénégalais est en train de s’effondrer ». Le régime a été défait par les Sénégalais eux-mêmes, en particulier par les jeunes, plaçant leurs attentes au cœur de toute nouvelle proposition politique.
Dans cette proposition, NADEMS place l’accès à l’eau au centre de son programme. Le parti relève les difficultés rencontrées par des populations à Touba, Diourbel, Kaolack et dans des zones rurales de la Casamance, où l’eau potable et l’irrigation restent insuffisantes. Pour une jeunesse qui a contribué à bouleverser l’ordre politique, la réponse aux besoins essentiels constitue ainsi un enjeu aussi important que la souveraineté institutionnelle.
Le mouvement prévoit la construction d’une usine de dessalement à Potou. Il souhaite également s’appuyer sur des infrastructures comme le barrage de Diama, développer l’irrigation agricole, soutenir la pêche durable et l’aquaculture, puis associer les collectivités locales à la gestion de la ressource.
La question monétaire occupe aussi une place importante dans cette feuille de route. Le Parti NADEMS propose de valoriser le franc CFA comme une monnaie indépendante ou de travailler à la création d’une monnaie africaine commune. L’objectif affiché est de renforcer la souveraineté financière du pays et de répondre à une demande de maîtrise accrue des choix économiques.






