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Sur ce document diffusé par le CDEPS, la Cour suprême a annulé deux arrêtés du ministre sénégalais de la Communication relatifs à la création d’une plateforme d’identification des entreprises de presse et à une commission de validation, les jugeant contraires à la Constitution et au Code de la presse. Toutes les décisions issues de ces arrêtés sont donc nulles.
J’applaudis cette décision de la Cour suprême qui est, pour moi, un renforcement de l’État de droit au Sénégal.
En tant que citoyenne, j’ai trouvé profondément arbitraire cet arrêté interdisant la parution de 381 médias. Depuis lors, je me suis désabonnée de toutes les plateformes de revue de presse « sélective ». Et comme il est illusoire de contenir l’information, je m’informe désormais exclusivement via d’autres réseaux sociaux.
Au nom de quels critères objectifs, transparents et rigoureux peut-on décider que certains médias n’ont plus le droit d’exister dans un pays qui se dit démocratique ?
Comment peut-on, sans consultation ni justification solide, priver des organes de presse, parfois essentiels à l’information locale, de leur rôle, de leur voix et de leur public ?
Et d’ailleurs, que fait-on alors de l’article 8 de notre Constitution, qui garantit la liberté d’expression et d’opinion ?
Que fait-on de l’article 10 de la Constitution qui consacre la liberté de la presse et le droit pour chaque citoyen d’être informé librement ? Et qui donne à chaque citoyen le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume, l’image, ou la marche pacifique, pourvu que l’exercice de ces droits ne porte atteinte ni à l’honneur ni à la considération d’autrui, ni à l’ordre public ?
Que fait-on de l’article 11 de la Constitution, qui stipule que la création d’un organe de presse pour l’information politique, économique, culturelle, sportive, sociale, récréative ou scientifique est libre et n’est soumise à aucune autorisation préalable ? Le régime de la presse est fixé par la loi.
Ces principes ne sont pas négociables : ils forment le socle de notre État de droit, le rempart contre toute dérive autoritaire et l’engagement solennel de la République envers ses citoyens.
Interdire aux médias d’exister sans base légale solide, sans procédure contradictoire et sans critères définis revient non seulement à pratiquer la censure, mais aussi à fragiliser l’ensemble de l’écosystème démocratique. Les journalistes, les techniciens et les familles qui vivent de ce secteur sont les premières victimes, mais c’est toute la nation qui en paie le prix : moins de pluralisme, moins de transparence, moins de confiance.
Aujourd’hui plus que jamais, il est impératif de rappeler que la liberté de la presse n’est pas un privilège accordé par le pouvoir, mais un droit fondamental que ce pouvoir doit protéger.
La décision de la Cour suprême annulant les actes illégaux posés ne fait que réaffirmer cette vérité essentielle : aucune action n’est légitime sans le strict respect des textes de la Constitution.
Pour notre Sénégal, pour la démocratie, pour le succès du Président Diomaye et de son gouvernement, unissons-nous et travaillons ENSEMBLE, dans le respect de l’ordre et d’une liberté d’expression responsable et constructive.
Les hommes passent, les institutions demeurent. Elles sont notre force, notre stabilité.
One love
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PlumeCitoyenne
MaremKANTE





