Le Pouvoir n’est pas un privilègeLe Pouvoir est une épreuve.

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À #DiomayeFaye, #MackySall, #AmadouBa , #OusmaneSonko, #BarthemyDiaz, #MimiToure, #AntaBabacarNgom,

ThiernoAllassaneSall, #AissataTallSall, #Trump, #Netanyahu, #Macron, #Poutine, aux présidents de l’AES.

Dans la définition générale, un homme de Pouvoir est celui qui a de
l’autorité et de l’influence. Par sa position, ce Pouvoir lui confère le rôle de
décideur, c’est-à-dire agir sur les masses, infléchir le cours des événements,
influencer les opinions et actions des autres, et mieux encore, avoir le
contrôle des ressources à sa disposition. Cet homme ou femme de pouvoir,
peut être un dirigeant d’entreprise, un guide spirituel, un chef militaire, un
homme politique ou un chef d’Etat.
Cette position d’influence et d’autorité, est parfois perçu comme un privilège.
Une gosse erreur qui biaise le sens profond du Pouvoir !! Car, contrairement
à l’entendement collectif, le Pouvoir n’est pas « un privilège » mais plutôt «
une épreuve ». Surtout le Pouvoir exercé par l’homme politique ou le Chef
d’Etat. Ce dernier doit savoir que le Pouvoir qu’il a dans ses mains, est à la
fois une « épreuve spirituelle » parce qu’il est « l’élu » et une « épreuve
morale », parce qu’il est choisi et porté par la masse électorale pour mener
une mission temporelle pour le Peuple. Cet exercice du Pouvoir doit se faire
dans « la crainte révérencielle » du Seigneur et dans « la crainte morale »
de servir le Peuple.
L’homme politique ou le Chef d’Etat qui est conscient que le Pouvoir est
une épreuve, est toujours dans l’exercice de la Grandeur d’esprit. Il est
toujours dans la recherche du consensus utile à travers l’écoute des voix et la jonction des idées plurielles. Ces voix et idées qui élèvent l’esprit des
masses et confèrent respect et grandeur à son pays.
L’homme politique ou le Chef d’Etat qui développe une conscience craintive
du Pouvoir, ne sera jamais dans l’exercice du Pouvoir de l’égo qui cherche
à avoir toujours le dernier mot, à imposer ses idées, à influer par la
manipulation le cours des événements, parce qu’il a de l’autorité. Il n’est
non plus dans la logique de dominer par la force, parce qu’il a de l’influence
sur les opinions et actions des autres. Et pire encore il n’est pas dans la
logique de réprimer les Libertés et de contraindre la Justice selon le bon
vouloir de son égo.
L’homme politique ou le Chef d’Etat qui a compris que le Pouvoir est une
épreuve de la Grandeur de l’esprit, à l’observer de près, il est celui-là qui
est toujours dans le dépassement des contradictions, la transcendance de
la jouissance des titres, des considérations matérielles et des privilèges du
Pouvoir.
Il est toujours dans la quête de l’élévation d’esprit. Entendons par élévation
d’esprit, le fait d’être conscient que « l’épreuve du Pouvoir » est justement
de trouver son peuple et son pays à un niveau de vie 1 et l’élever à un
niveau 2, notamment en gérant rigoureusement les ressources communes,
en veillant à ce que la transparence et l’équité soient la clé de voûte de la
gestion des ressources publiques ; en veillant à protéger fermement les
plus démunis et les plus vulnérables, surtout les enfants, les femmes et les
personnes âgées ; en veillant inlassablement à raffermir le tissu social,
garant du vivre-ensemble et du bon voisinage ; en accueillant légalement
l’étranger sur son sol, coopérer avec lui, tout en veillant à ce que les
nationaux ne soient pas exposés à l’insécurité économique et sociale ; en
veillant à ce que son Peuple soit toujours dans le culte du Savoir et de
l’Excellence ; en s’assurant à ce que les textes de lois de la Constitution ne
soient pas manipulés pour servir des intérêts politiques égocentriques ; en
veillant à ce que les ressources communes ne soient pas accaparées et
détournées par des lobbies aux cols blancs, par des agents véreux de
l’administration publique ou les partisans du clan politique et familial,
“intéressés” par les privilèges du Pouvoir. Ainsi, en étant dans cette Grandeur d’esprit, il aura réussi « l’épreuve du
Pouvoir » celui d’élever l’esprit et la conscience du Peuple dans le culte du
travail et la persévérance et la défense des acquis sociaux, en premier lieu,
la paix, la justice et la liberté. À la fin de son mandat et même après sa mort,
ce Pouvoir lui survivra. Les témoins de son règne ne cesseront de conter
son épopée et son nom sera inscrit dans le panthéon des grandes figures
de l’Histoire.
Et ceux qui considèrent que le Pouvoir est un privilège à travers la
jouissance de l’égo, la domination et la manipulation de l’esprit des masses,
n’ont non seulement rien compris à la véritable signification de la Grandeur
d’esprit, qui est tout le contraire du rabaissement de la dignité humaine, de
l’exercice de la peur et de la manipulation, de l’accaparement des biens
communs, ne serait-ce qu’une infime parcelle, mais n’ont également aucun
méritent à exercer cette belle mission de « l’épreuve du Pouvoir ». Car cet
honneur devrait être réservé à celui ou celle qui est dans la crainte morale
et révérencielle de porter le lourd fardeau du Pouvoir. À savoir Servir
loyalement et humblement avec bravoure et dignité. Comme les grands
chevaliers de l’antique, qui sur les champs de bataille, loin des conforts du
palais, ont marqué « l’épreuve du Pouvoir » par l’épée au service du
Seigneur et du Peuple.
L’homme politique ou le chef d’État qui a compris cette lourde tâche
chevaleresque, sait que le Pouvoir est loin d’être un privilège. C’est une
épreuve qui doit grandir l’esprit de celui qui l’exerce. Car quand l’esprit d’un
leader est grand, il constitue un terreau pour l’élévation de l’esprit et de la
conscience des masses.
Je dédie cette plumeCitoyenne à tous les hommes et femmes de Pouvoir
du Sénégal, de l’Afrique et du monde. Puisse le Pouvoir qui vous est
conféré, et que vous avez choisi d’exercé au servir du Seigneur et du
Peuple, participe à la Grandeur de votre pays et à la vie de vos concitoyens.
One love
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PlumeCitoyenne
MaremKANTE
Dimanche 29 juin 2025