Nous ne voulons ni des échecs du passé comme du présent, nous voulons le chemin de l’espoir avec Touba d’abord.

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Il est des moments dans la vie d’une nation où se taire devient complicité et où parler devient devoir. Ce moment, nous le vivons.
Notre pays ne souffre pas d’un manque de ressources, ni d’un manque d’hommes et de femmes capables.
Il souffre d’un manque d’espérance, entretenu par des décennies de promesses non tenues, de projets avortés, de discours qui n’ont jamais franchi la porte des réalités quotidiennes de notre peuple.
Regardons le passé sans haine, mais sans amnésie. Les gouvernements qui se sont succédé ont tous porté des espoirs, et presque tous les ont trahis. Ils ont confondu gouverner avec administrer l’attente, construire avec annoncer, servir avec se servir. Les villes se sont enlisées, les campagnes ont été oubliées, la jeunesse a été poussée vers les routes de l’exil. Ce passé, nous ne voulons pas le répéter : nous le nommons pour nous en libérer.
Et le présent ? Le présent exige de la lucidité et du courage.
Le pays a changé de visages, mais trop peu changé de méthodes. Les mêmes logiques court-termistes, les mêmes priorités déconnectées des besoins réels, la même obstination à ignorer là où, précisément, tout se joue. Ce présent-là non plus, nous ne le voulons pas. Le peuple n’a pas exprimé son impatience pour assister à une répétition de ce qu’il a déjà refusé.
Que l’on nous entende bien : nous ne réclamons pas la charité de l’État, nous exigeons la justice du développement.
Et l’exemple est là, sous nos yeux, plus éclatant que tous les discours. Le 24 octobre dernier, à l’initiative du Général de Bamba, le programme d’assainissement de Touba d’abord a été lancé. Pendant que d’autres débattent dans les salons, cette initiative s’attaque de front aux inondations, à l’eau stagnante, à la boue qui asphyxie les quartiers de la cité. Voilà ce que signifie agir : des pompes mobilisées, des artères libérées, des populations qui retrouvent leurs demeures et leur dignité.
Voilà ce qui se fait quand on place Touba au commencement de l’action publique, au lieu de la reléguer à la fin des priorités.
Cet exemple, nous ne le citons pas pour flatter. Nous le citons parce qu’il confond tous les attentistes.
Là où l’on prétendait qu’il fallait des années d’études avant de mouiller un seul tuyau, des résultats sont visibles à l’œil nu. Là où l’on répète que rien n’est possible, le Général de Bamba et les forces mobilisées démontrent que tout est possible quand la volonté précède le discours. C’est cela, Touba d’abord : la santé par l’eau, le travail par l’eau, la citoyenneté par l’eau — non pas en slogan, mais en chantiers.
Entre les échecs du passé et les déceptions du présent, il existe un troisième chemin : le chemin de l’espoir. Il ne relève ni du rêve ni de la démagogie.
Il s’appuie sur ce que Touba incarne depuis Cheikh Ahmadou Bamba : le travail, la dignité et la paix. Tout ce que les politiques publiques n’ont pas su faire, les habitants de cette cité l’ont en partie accompli par eux-mêmes. Imaginez ce que ce pays deviendrait si l’État accompagnait enfin cette énergie au lieu de la contourner.
À ceux qui objecteront que l’espoir ne mange pas à la table du peuple, nous répondons : c’est précisément parce que l’espoir a trop souvent été un plat vide que le Parti NADEMS le traduit en chantiers, en eau potable, en routes, en écoles, en emplois. L’espoir ne se récite pas : il se construit, puits après puits, quartier après quartier, à partir de Touba, pour tout le pays.
Le chemin de l’espoir est ouvert. Il ne demande ni la nostalgie des échecs, ni la complaisance du présent. Il exige de la volonté, du travail et une fidélité totale à la leçon de paix et d’effort que notre histoire nous a léguée. Aux hésitants, aux décideurs et aux résignés, nous disons : Touba d’abord a montré le chemin le 24 octobre. Il ne reste plus qu’à le suivre.
Et pour le suivre ensemble, je vous donne rendez-vous le 11 novembre à Touba Ndindi, pour le lancement officiel de notre Révolution Pacifique. Venez nombreux, avec vos cœurs, vos mains et votre espérance : ce jour-là, nous ne ferons pas de la politique, nous ouvrirons un chemin. Le chemin de l’espoir, avec Touba d’abord.

Samba Kara NDIAYE
Président du parti politique NADEMS