KIIRAY – « Diomaye – trait d’union entre la dérive et la délivrance. »

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KIIRAY – « Diomaye – trait d’union entre la dérive et la délivrance. »
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Excellence Monsieur le Président de la République Bassirou Diomaye Faye, j’avais promis aux lecteurs de PlumeCitoyenne de consacrer un recueil sur vous.

Voici le premier épisode.
 
Après un compagnonnage de plus de dix ans, la fusion SonkoDiomaye est devenue scission. Qui l’aurait cru ?
 
Hier Un seul parti. Un corps. Deux têtes. Sonko moy Diomaye. Diomaye moy Sonko. Aujourd’hui un parti scié en deux. Un pan qui se réclame du Pastef
« exclusif» à Ousmane Sonko et l’autre du Pastef « authentique » sous la nouvelle appellation KIRAAY, les patriotes républicains.
 
Monsieur le Président,
J’ai bien écouté votre allocution au peuple et aux forces vives de la majorité présidentielle.
 
Je l’ai écouté religieusement, à deux reprises même, en buvant chacune de vos paroles. Car en tant que spécialiste en communication, je dis toujours que chaque mot prononcé a un poids, une portée et un sens.
 
Laissez-moi vous dire que le nom Kiiray que vous avez choisi pour votre nouveau parti politique est lourd de signification.
 
Kiiray est ce qui fait la singularité de notre sénégalité. Un pays qui, d’un commun accord, a accepté un vivre-ensemble particulier. Vous l’avez souligné plusieurs fois dans votre discours.
 
Kiiray est ce qui fait l’exemplarité de ce pays. Un îlot de paix et de démocratie – comme vous le dites si bien : « un pays souverain, ami de tous mais vassal de personne ».
 
Kiiray est ce qui fait que la République est toujours debout et protège tout le monde. Elle assure la stabilité de nos institutions. Et votre maxime « nous devons tous la protéger. » confirme le sens de Kiiray.
 
Heureuse de vous entendre dire : – je cite : « ce qui tient un pays dans le calme comme dans la tempête, ce ne sont ni les slogans ni les foules ni même les hommes et les femmes, ce sont les institutions. L’école qui ouvre le matin. Le tribunal qui dit le droit. Le soldat qui garde nos frontières. L’hôpital qui veille la nuit. L’urne qui attend son heure. C’est ça qui tient debout le pays. C’est ça que nous devons tous protéger. »
 
Cependant Monsieur le Président, lorsque vous dites – je cite : « j’ai compris que quand on est opposant, on n’est responsable de rien, en aucune façon. », en tant que citoyenne observatrice de la scène politique, je reste perplexe sur cette affirmation. Car à vrai dire, l’école, le tribunal, le soldat, l’urne ont, en un moment donné, souffert de Kiiray.
 
N’a-t-on pas vu l’Université Cheikh Anta Diop être brûlée par des acteurs de l’opposition réduisant en cendres des archives de notre mémoire collective ? N’a-t-on pas vu des bus incendiés avec deux enfants à l’intérieur ? N’a-t-on pas vu des biens publics et privés saccagés ? Des vies humaines tombées ? N’a-t-on pas vu des élèves privés de cours durant de longs mois à cause des violences politiques ?
N’a-t-on pas vu lors de la présidentielle 2024, des ténors politiques récolter des scores dérisoires de 0,2 % ou tout au plus 1% de l’électorat à cause d’un duel politique MACKY/SONKO transformé en mortal combat ? Ces comportements citoyens et résultats politiques sont-ils exempts de toute responsabilité ? Je dis non !
 
Tout en étant rassurée de vous entendre dire : – je cite : « j’ai compris que lorsque l’on est en exercice du pouvoir, on est responsable de tout et de toutes les façons ».
 
Cette responsabilité a été remarquée à tous les niveaux dans vos différences de vision et de la gestion des institutions avec votre binôme d’alors Ousmane Sonko.
 
La gestion des urgences et crises économiques et sociales, sans compter les ambitions politiques, ont transformé ce tandem en dualité. Pour finir en scission.
 
Fort heureusement que vous avez eu l’intelligence de déployer un parapluie pour protéger la République, pour garantir les institutions constitutionnelles et non défendre un pouvoir. Un parti. Car c’est effectivement le devoir de KIIRAY qui vous y oblige aujourd’hui, en tant que républicain et serviteur de l’Etat et premier protecteur de la Nation.
 
Comme vous le dites si bien – : « les hommes passent et vous-même passerez comme les autres mais les institutions restent. Et tant qu’elles resteront, le Sénégal demeurera. Quiconque affaiblit une institution, affaiblit la maison de tous. »
 
Néanmoins, il est judicieux de souligner que dans un passé récent, votre parti d’origine Pastef (avant scission) a tenté d’affaiblir nos institutions.
 
En écoutant votre discours, quelle fierté j’ai eu pour cette République sénégalaise qui se bat tous les jours avec ses maigres ressources pour donner – je vous cite : « la chance à chaque sénégalais à devenir un jour président de la République. En le dotant de tous les outils et encadrements nécessaires pour son éducation et son apprentissage afin de le préparer à servir avec RESPONSABILITÉ son pays. »
 
C’est ce que la République sénégalaise a fait de vous, Bassirou Diomaye Faye, l’enfant de Ndiaganiaw. Et vous confirmez qu’elle le doit aussi : « à chaque enfant de ce pays. À la fille de Matam, au fils d’Oussouye. À l’enfant des parcelles assainies, à celui de Kédougou. Elle leur doit l’école, la santé, la justice, la sécurité et la chance de devenir ce à quoi ses efforts lui permettent d’accéder. C’est pour cela que nous devons tous la protéger »
 
Quelle dichotomie entre ce premier devoir de KIIRAY et le GATSA GATSA ?!
 
Lorsque vous dites – je cite : « Nous avons reçu ce pays en héritage. Et quel héritage ? » Vous dites « que nos prédécesseurs nous ont légué mieux que des frontières. Ils nous ont légué la TERANGA qui fait de l’étranger un hôte. Ils nous ont légué le DIALOGUE qui fait de l’adversaire un interlocuteur. Ils nous ont légué ce VIVRE-ENSEMBLE, cette FRATERNITÉ tranquille qui fait vivre côte à côte le musulman et le chrétien et qui fait de nos foyers religieux et de nos chefs coutumiers les gardiens de la cohésion nationale. »
 
Quelle dichotomie entre cette maxime « Niit niitay garabam – l’homme est le remède de l’homme » et cet esprit de vengeance et de règlement de comptes politiques que nous avons vécu à l’entame de votre mandat ?!
 
Combien de sénégalais ont subi dans leur dignité cette vengeance et ces règlements de comptes politiques qui ont sapé la cohésion nationale ?
 
Je suis encore plus fière de savoir que vous avez compris « qu’il n’existe pas de plus belle définition de la cohésion sociale que cette maxime « Niit niitay garabam – l’homme est le remède de l’homme » et qui est née ancrée chez nous.
 
Vous avez dit que « Ce legs a traversé les tempêtes du temps sans rompre. Que ce pays a connu des colères sans se défaire. Que chaque génération l’a reçu debout et l’a transmis debout. » – « Puis sont venus ces années (sombres) que nous savons. Avec des mots qui blessent et qui sont devenus le langage ordinaire. Avec les familles divisées jusque dans leurs repas. Avec des vies de jeunes qui ne rentreront jamais hélas chez eux. Et dont leurs mémoires ne demandent ni vengeance ni silence. Elles nous demandent de faire en sorte que plus jamais dans ce pays un désaccord politique ne coûte une vie. ». Ce sont vos propres mots. Des maux ont fait saigné le cœur de chaque sénégalais. En bien comme en mal.
 
Monsieur le Président, vous avez compris que vous avez la responsabilité première de porter ce KIIRAY, la devoir de protéger toute la nation, de protéger la République, nos institutions.
 
La réalité nous montre toujours qu’il est encore plus difficile de gérer l’exercice du pouvoir que de mener le combat de l’opposition.
 
Une chose est certaine, avec la création de votre nouveau parti politique KIIRAY, le Sénégal est désormais entré dans une nouvelle reconfiguration politique et le débat ne porte pas seulement sur l’existence des tensions entre vous et Ousmane Sonko, lesquelles tensions, sans se voiler la face, sont visibles. Mais le véritable KIIRAY c’est plutôt leurs conséquences pour le pays, pour les échéances de 2029 et surtout pour cet électorat pastéfien qui a porté le Projet de rupture devenue scission entre un tandem dont on pensait indissociable.
 
Une question centrale et essentielle demeure : Quelle sera la place de l’opposition traditionnelle dans cette nouvelle reconfiguration politique ? Quel sera le rôle de l’APR, du PS, de la République des Valeurs, et surtout de la NOUVELLE RESPONSABILITÉ du président Amadou Ba, sorti deuxième de l’élection présidentielle de 2024 ? Avec un score de 39% n’est-il pas par définition le principe chef de l’opposition ?
 
Ousmane Sonko devrait-il s’ériger opposant du régime au pouvoir dont il reste encore acteur et dont il bénéficie des avantages matériels et financiers ?
 
N’est-il pas mieux pour Sonko de se débarrasser de toutes ses prérogatives républicaines dès à présent pour mieux affirmer son opposition à Diomaye ?
 
Si ce dernier dissout l’Assemblée nationale, l’opposition traditionnelle va-t-elle rester au balcon en regardant une scission d’une même formation politique être transformée en scène de gladiateurs ?
 
En attendant les nouveaux rebondissements de cette nouvelle reconfiguration politique, le sens et le devoir de KIIRAY doit être le sacerdoce de tout homme ou toute femme politique. Il doit aussi être celui de chaque citoyen sénégalais et même des étrangers qui ont choisi le Sénégal comme terre d’accueil.
 
KIIRAY est plus qu’une formation politique. Plus qu’un Appel au patriotisme. C’est un paravent contre toutes formes de dérives politiques, économiques, sociales qui mettent en danger la République, les institutions, la vie des citoyens et notre avenir commun. C’est engagement de chaque citoyen au respect des piliers qui tiennent notre Nation debout. C’est la quote-part de chaque citoyen sénégalais et étranger vivant parmi nous à se tenir responsable et gardien de nos frontières et de la sécurité de notre pays, à être l’ambassadeur de son rayonnement et promoteur de sa destination.
 
KIIRAY, c’est aussi le patriotisme économique, épurer totalement la dette du secteur privé national afin qu’il puisse plus produire et créer plus de la richesse. KIIRAY, c’est aussi réorganiser le secteur informel afin que nos marchés deviennent plus structurés et plus attractifs.
 
KIIRAY, c’est ce parapluie ou parasoleil qui nous protège de tout danger et qui élève et renforce la République et les institutions et donne aux citoyens le pouvoir d’être utile à leur pays et de se sentier fiers d’être sénégalais.
 
Monsieur le Président,
Veillez-y, dans l’anticipation – la prévention – la prospective – et l’évaluation.
 
En attendant, la plumeCitoyenne suit l’évolution de votre nouvelle formation politique KIIRAY – pour l’Episode 2 pour l’Episode 2 – « Diomaye – trait d’union entre la dérive et la délivrance. »
 
One love
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plumeCitoyenne
MaremKANTE
Dimanche 26 juillet 2026