Le Sénégal en otage- Quand le chaos devient une méthode de gouvernance (Par Samba Kara Ndiaye)

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La démission de Malick Ndiaye de la présidence de l’Assemblée nationale, ce 24 mai 2026, n’est pas un hasard. Elle s’inscrit dans une stratégie mûrement réfléchie par Ousmane Sonko et ses partisans au sein du PASTEF : instaurer le chaos pour mieux régner.

Depuis leur arrivée au pouvoir, le pays souffre. L’économie s’essouffle, les tensions sociales s’exacerbent, et les institutions vacillent. Pourtant, au lieu de proposer des solutions, le PASTEF et Sonko semblent déterminés à plonger le Sénégal dans une instabilité sans précédent, comme si le désordre était devenu leur unique programme.

La démission de Sonko de son mandat de député, le 2 décembre 2024, est révélatrice de cette logique. Un acte irréversible, qui prive aujourd’hui le PASTEF de son leader charismatique à l’Assemblée nationale. Mais loin de chercher à stabiliser la situation, Sonko et ses proches préfèrent attiser les divisions, en espérant que le chaos leur permettra de reprendre le contrôle des institutions par la force des choses.

Leur objectif ?

Affaiblir Bassirou Diomaye Faye, discréditer les institutions, et s’imposer comme les seuls recours possibles face à un système qu’ils ont eux-mêmes contribué à déstabiliser.

Pourtant, le Sénégal n’a pas besoin de ce chaos. Le pays a besoin de stabilité, de réformes structurelles, et d’une gouvernance apaisée. Depuis 2024, le PASTEF a gouverné avec une approche clivante, où les promesses de rupture se sont heurtées à la réalité d’un pays déjà fragilisé par des années de crises économiques et sociales.

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Au lieu de rassembler, ils ont divisé. Au lieu de construire, ils ont détruit. Et aujourd’hui, alors que le Sénégal se trouve à la croisée des chemins, leur seule réponse reste la même : le chaos comme méthode, l’affrontement comme horizon.

La démission de Malick Ndiaye n’est qu’une étape de plus dans cette stratégie. En ouvrant la voie à une élection controversée pour la présidence de l’Assemblée nationale, le PASTEF espère sans doute créer un rapport de force en sa faveur.

Mais à quel prix ? Celui d’une Assemblée nationale ingouvernable, d’un exécutif paralysé, et d’un pays qui, une fois de plus, paiera le prix de leurs ambitions personnelles.

Le Sénégal mérite mieux que cela. Il mérite des dirigeants qui placent l’intérêt général au-dessus de leurs querelles de pouvoir. Des dirigeants qui comprennent que la stabilité n’est pas une faiblesse, mais la condition même du développement. Pourtant, avec Sonko et le PASTEF, c’est l’inverse qui se produit : le chaos est devenu une fin en soi.

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Face à cette dérive, il est temps de dire stop. Stop à la manipulation des institutions. Stop à la politique du pire. Stop à ceux qui, sous couvert de révolution, ne cherchent qu’à imposer leur loi par la force et le désordre. Le Sénégal a déjà connu des crises institutionnelles, en 1962, et il en a payé le prix fort. Aujourd’hui, alors que le pays a plus que jamais besoin d’unité et de sérénité, il est inacceptable que certains continuent de jouer avec le feu.

La balle est désormais dans le camp des députés, des acteurs politiques, et surtout des Sénégalais. Voulez-vous un pays où le chaos devient la norme, ou un Sénégal apaisé, où les institutions fonctionnent pour le bien de tous ? Le choix est entre vos mains. Mais une chose est sûre : si rien ne change, ce ne sera pas Bassirou Diomaye Faye ou Ousmane Sonko qui en paieront le prix. Ce sera, une fois de plus, le peuple sénégalais.

Samba kara NDIAYE.

Président du Parti NADEMS,

membre de la coalition Xarnubi.

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