La cachoterie de l’homo-sénégalensis

0
4

Toutes ces histoires au Sénégal, parfois j’en perds ma foi et ma sénégalité.

J’en perds ma foi en l’homo-sénégalensis aujourd’hui réduit à des intelligences étriquées, voire égoïstes alors que jadis, ce pays était le territoire par excellence d’esprits ouverts, lucides et difficilement manipulables. Car ils étaient profondément critiques face aux défis et aux enjeux qui élevaient leur conscience, renforçaient leur patriotisme et nourrissaient leur foi.

Aujourd’hui malheureusement, la pensée unique tend à dominer les pensées intellectuelles – celles qui comme hier, interrogent, contestent et refusent d’être enfermées dans des carcans manipulateurs dont l’objectif est d’endormir les intelligences afin de mieux les dominer et les asservir à des désidératas.

Devant un tel endormissement, j’en
perds ma foi en ma sénégalité lorsque j’observe la pratique politique de certains leaders.

Et dire qu’être leader prend tout son sens lorsque le berger est capable de conduire le troupeau vers l’abreuvoir pour le désaltérer et vers des pâturages aux vertes étendues pour le nourrir et l’engraisser.

Mais piteusement, ces soi-disant leaders sont devenus plus gras et corpulents que le troupeau, à force de se gaver de fonds politiques/publics et de les détourner vers d’autres objectifs autres que leurs véritables destinations.

Et derrière eux, le troupeau est réduit à bouffer du sable – quel effet sur les dents ! – et à marcher sous le soleil brûlant, les pieds crasseux et meurtris, à force de trébucher sur les pierres à la fois poussiéreuses, boueuses, pointues et tranchantes.

Au bout du chemin ne demeurent que la désillusion des promesses électorales et la cherté de la vie où le libéralisme est devenu de plus en plus vicieux.

‼️En j’en perds encore ma foi et ma sénégalité de la cachoterie de l’homo-sénégalensis, de son rapport avec le bien familial.

Que penser de cette sidérante révélation de Cheikh A.T. BA – qui affirme – je cite : « Au cours de mes passages aux Impôts, à la CDC et à La Banque Agricole, j’ai vu des milliards dormir dans des comptes jamais réclamés, des biens sans maîtres, des héritiers qui ignorent tout. Souvent, la raison est simple : nous sommes trop cachottiers, surtout nous, les hommes.
Parlez à votre épouse, à vos épouses,
ou au moins à un confident. Dites-lui où se trouvent vos comptes, vos biens, vos documents importants. La confiance aujourd’hui
évite la confusion demain. »

Et dire que Dieu a choisi l’homme comme gardien de sa famille – advitam eternam ‼️

Comment des milliards appartenant à un défunt peuvent-ils dormir dans des banques sans que sa famille ne puisse en bénéficier et à plus forte raison l’Etat du Sénégal ?

La solution ne serait-elle pas de faire voter une loi qui permettra à l’Etat de récupérer ces fonds lorsque les ayants droits n’y ont plus accès, en raison de l’égocentrisme et de la cachoterie de leurs pères ou  membres de la famille?

Big respect à ces braves papas d’antan qui ont su nourrir, loger, éduquer leurs enfants et apporter soutien à leurs épouses sans jamais thésaurisé le moindre sou en banque.

J’en perds également ma foi en l’homo-sénégalensis de sa pratique de la religion, de plus en plus marquée par un penchant associationniste où l’on en vient à aduler la personne plus que Dieu Lui-même.

Comment a-t-on pu ébranler tous les fondamentaux républicains, politiques et sociaux de notre société jusqu’aux piliers et aux pratiques de notre religion – l’Islam ?

J’en suis étourdie par tous ces tourbillons.

À vrai dire, seuls l’argent et le pouvoir semblent être le motivateur de tous ces dysfonctionnements.

Des évènements religieux de plus en folkloriques. L’étalage du matériel est plus visible que la ferveur de la foi et de la piété.

Comment, lors des événements religieux les femmes peuvent-elles se permettre des concours de port de parures en or et de d’exhiber des tenues plus sophistiquées les unes que les autres, et au vu et au su de ceux qui sont censés préserver notre religion ? Et sans oublier toutes ces insultes politiciennes et civiles à l’endroit des chefs religieux ?

Quel héritage religieux et moral laisserons-nous la génération suivante ?

Et cerise sur le gâteau, comment des femmes peuvent-elles être «cheffes de congrégation pour ne pas dire de confrérie ? Est-ce une pratique de la Suna, de l’Islam ? Juste une question.

Toutes ces histoires au Sénégal, j’avoue que j’en perds parfois ma foi et ma sénégalité.

Je m’en arrête devant tant de dysfonctionnements tout en précisant que cette perte de ma foi et de ma sénégalité n’a absolument rien à voir avec ma foi en Dieu.

Celle-là reste intacte car nourrie par une spiritualité profondément exclusive et intime, dépourvue de toute forme d’ostentation, d’extériorité ou d’exubérance manifeste.

Au secours Seigneur
! Sauve le Sénégal ! Sauve la République !
Reveille les intelligences endormies !
Apporte la sérénité et Lumière aux familles désesperées.
Amine 🙏

One love
——//
PlumeCitoyenne
MaremKANTE
Mardi 1er Septembre 2026