Dépenses publiques au Sénégal – Les calvaires des populations et des territoires.

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Une tribune de Samba Kara NDIAYE, Président du Parti NADEMS et Leader du Mouvement pour la Vérité et la Justice Sociale
Sortir de Dakar, c’est entrer dans un autre Sénégal. Un Sénégal où l’eau se fait rare, où les routes ne sont que des pistes impraticables, où les hôpitaux ressemblent à des abris de fortune et où les jeunes n’ont d’autre choix que de fuir vers la capitale ou l’étranger. C’est le Sénégal du Sahel, des zones rurales et des villes saintes comme Touba.
Chaque année, des milliards de francs CFA sont dépensés par l’État. Pourtant, à Matam, Tambacounda, Kolda ou Diourbel, les populations se demandent : où passe cet argent ? Pourquoi les budgets alloués ne se transforment-ils pas en eau potable, en écoles, en centres de santé ou en emplois pour nos jeunes ?
Aujourd’hui, le Parti NADEMS brise le silence. Les dépenses publiques ne reflètent pas les réalités des territoires et des populations oubliés. Elles reflètent trop souvent les priorités d’une élite déconnectée, concentrée à Dakar.
Dans le Sahel sénégalais, l’eau est une lutte quotidienne. Les femmes et les jeunes filles parcourent des kilomètres chaque jour pour remplir des bidons d’une eau souvent impropre à la consommation. À Touba, ville sainte et symbole spirituel du Sénégal, des milliers de fidèles manquent encore d’eau potable.
Comment un pays peut-il se développer quand sa population passe plus de temps à chercher de l’eau qu’à travailler ou étudier ?
Dans le département de Matam, des villages entiers dépendent de puits traditionnels, souvent asséchés pendant la saison sèche. Pourtant, des milliards sont dépensés en infrastructures urbaines à Dakar, alors que des solutions existent. Le barrage de Diama pourrait irriguer Touba et ses environs. Le Parti NADEMS propose également la construction d’une usine de dessalinisation à Potou, dans le cadre de son programme Le Chemin de l’Espoir, pour fournir de l’eau potable à Diourbel et Kaolack.
L’eau n’est pas un luxe. C’est un droit fondamental.
Dans les zones rurales, mourir d’une maladie évitable est une réalité. Les centres de santé manquent de tout : médicaments, personnel soignant, électricité, et même d’eau courante.
À Tambacounda, des femmes accouchent encore à la bougie, faute d’électricité dans les maternités. Des enfants meurent de maladies hydriques, faute d’eau potable. Où est la justice quand un hôpital de campagne n’a même pas les moyens de soigner une simple fièvre ?
Le Parti NADEMS propose un plan d’urgence pour équiper les centres de santé ruraux en médicaments et en personnel, ainsi qu’une allocation budgétaire spécifique pour les régions du Sahel, où les besoins sont les plus criants.
Dans le Sahel, aller à l’école est un parcours du combattant. Les classes sont surchargées, les enseignants sous-payés et démotivés, et les infrastructures vétustes. Comment peut-on parler de développement quand des générations entières sont privées d’éducation ?
À Kolda, des élèves étudient sous des arbres, faute de salles de classe. Pourtant, des millions sont dépensés en bourses pour les élites urbaines, alors que les enfants des campagnes n’ont même pas de quoi écrire.
Le Parti NADEMS exige une réallocation des budgets éducatifs vers les zones rurales et la construction d’écoles adaptées aux réalités locales, en partenariat avec les communautés.
Dans le Sahel, le chômage est une condamnation. Les jeunes n’ont d’autre choix que de quitter leurs terres pour Dakar ou l’étranger, souvent au péril de leur vie. Pourquoi l’État ne crée-t-il pas des emplois là où les besoins sont les plus grands ?
À Diourbel, des jeunes diplômés vendent des crédits de téléphone dans la rue, faute d’opportunités. Pourtant, des milliards sont investis dans des projets pharaoniques à Dakar, alors que des solutions locales existent. Développer l’agriculture irriguée grâce à l’eau du barrage de Diama. Créer des centres de formation professionnelle pour les métiers de l’artisanat, de l’agriculture et du tourisme religieux à Touba.
Les routes, les ponts, les bâtiments administratifs : tout ou presque est concentré à Dakar. Pendant ce temps, les régions du Sahel restent isolées et abandonnées.
La route Dakar-Touba est en bon état, mais dès que l’on s’éloigne des grands axes, les pistes deviennent impraticables. Comment peut-on parler de développement équilibré quand des régions entières sont coupées du monde ?
Le Parti NADEMS propose un plan de désenclavement pour les zones rurales, avec des routes et des transports publics accessibles, ainsi que la décentralisation des investissements. Chaque région doit bénéficier de son propre budget pour ses priorités.
Le Sahel est le grenier à céréales du Sénégal, mais les agriculteurs sont laissés à eux-mêmes. Les subventions arrivent en retard, les semences sont de mauvaise qualité et l’irrigation est quasi inexistante.
À Matam, des paysans cultivent encore à la main, faute de matériel agricole. Pourtant, des milliards sont dépensés en importations de riz, alors que le Sahel pourrait nourrir le Sénégal.
Le Parti NADEMS exige un soutien réel à l’agriculture familiale, avec des subventions ciblées et un accès à l’eau pour l’irrigation. La construction de l’usine de dessalinisation à Potou, prévue dans notre programme Le Chemin de l’Espoir, permettra de fournir de l’eau aux champs de Diourbel et Kaolack.
Dans le Sahel, l’électricité est un luxe. Les coupures sont fréquentes et de nombreux villages ne sont même pas raccordés au réseau. Comment peut-on parler de modernité quand des régions entières vivent dans l’obscurité ?
À Tambacounda, les étudiants révisent leurs examens à la lampe à pétrole. Pourtant, des milliards sont dépensés en subventions pour les grandes entreprises, alors que des solutions locales, comme l’énergie solaire ou le biogaz, existent.
Le Parti NADEMS propose un plan d’électrification rurale basé sur les énergies renouvelables et des investissements dans les mini-réseaux électriques pour les zones isolées.
Touba, ville sainte et cœur spirituel du Sénégal, doit devenir le symbole d’une nouvelle gouvernance. Si nous réussissons à Touba, nous réussirons dans tout le Sahel.
Nos projets phares incluent l’accès à l’eau potable pour tous d’ici 2029, grâce au barrage de Diama et à la construction de l’usine de dessalinisation à Potou, prévue dans notre programme Le Chemin de l’Espoir. Nous visons également la création d’un pôle économique et religieux pour générer des emplois locaux et retenir les jeunes, ainsi que des infrastructures dignes : routes, hôpitaux, écoles et énergie pour tous.
Le Parti NADEMS propose également de valoriser le franc CFA comme monnaie indépendante de l’euro, pour financer nos propres priorités, sans dépendre des décisions étrangères. Nos ressources doivent servir nos populations, pas les intérêts des élites urbaines.
Nous exigeons la décentralisation des budgets, afin que chaque région puisse gérer ses propres ressources pour ses propres besoins, ainsi que la transparence totale. Les populations doivent savoir où va chaque franc CFA dépensé en leur nom. Enfin, nous voulons une participation citoyenne, où les communautés sont associées aux décisions qui les concernent.
Les dépenses publiques du Sénégal ne reflètent pas les réalités des populations et des territoires oubliés. Elles reflètent les priorités d’une élite qui a tourné le dos au Sahel, aux campagnes et aux villes saintes comme Touba.
Le Parti NADEMS refuse cette injustice. Nous proposons un Sénégal où chaque franc CFA est investi pour le bien-être de tous, pas seulement pour une minorité privilégiée.
Exigez des comptes. Rejoignez Le Chemin de l’Espoir pour un Sénégal où l’eau, la santé, l’éducation et le travail ne sont plus des privilèges, mais des droits pour tous.
Ensemble, changeons le Sénégal. Ensemble, bâtissons un avenir où personne n’est laissé pour compte.
Samba Kara NDIAYE.
Président du Parti NADEMS.
Leader du Mouvement pour la Vérité et la Justice Sociale.