Le Sénégal outragé. Le Sénégal souillé.

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Le Sénégal outragé. Le Sénégal souillé.
La patrie n’est pas un terrain de jeu pour les ambitieux sans scrupules. La patrie, c’est le sang de nos ancêtres, la sueur de nos paysans, l’espoir de nos enfants. Et aujourd’hui, cette patrie est salie. Souillée par des mots. Des mots lourds, lancés à la légère sur les ondes de RFI et de France 24. Des mots qui, s’ils étaient vrais, auraient dû être portés devant les institutions de la République, et non pas balancés comme une bombe médiatique pour semer le doute et la discorde.
Ousmane Sonko, vous avez franchi une ligne rouge.
Accuser le Sénégal de « dette cachée », c’est accuser le peuple sénégalais de complicité. C’est cracher sur le travail de ceux qui, chaque jour, se lèvent à l’aube pour construire ce pays. C’est trahir la confiance de ceux qui croient encore en l’avenir de notre nation. Et surtout, c’est porter atteinte à la crédibilité de notre État, à sa stabilité, à sa souveraineté.
Nous ne sommes pas un pays de complots. Nous ne sommes pas un pays où l’on peut, impunément, jetter l’opprobre sur des institutions entières sans la moindre preuve. Nous sommes un État de droit. Un État où la parole a un poids, où les mots ont des conséquences, où la calomnie et la diffamation ne peuvent pas être des armes politiques.
Ousmane Sonko, vous avez parlé de « dette cachée ». Où sont vos preuves ? Où sont vos documents ? Où est votre transparence ? Vous qui exigez des comptes à tout le monde, où sont les vôtres ?
Il faut rappeler les faits : vous aviez déjà évoqué cette prétendue « dette cachée » en tant que Premier ministre. À l’époque, l’ancien président Macky Sall avait même envoyé des avocats pour vous demander de fournir les preuves. Vous ne les avez jamais apportées. Pourtant, aujourd’hui, vous osez répéter ces mêmes accusations, devant les médias français, en avouant les avoir formulées de manière partisane, sans fondement.
Là réside le mal. Là réside la haute trahison.
Et ce n’est pas la première fois que vous mentez aux Sénégalais. Depuis 2021, avec l’affaire Sweet Beauty, vous avez nié vous y être rendu, avant de vous rétracter en affirmant que c’était à cause d’un mal de dos. Un mensonge. Puis, vous avez menti sur une prétendue « dette cachée », sans la moindre preuve, avant d’avouer avoir formulé ces accusations en tant que président de votre parti, de manière délibérée.
Ce n’est pas seulement une question de mensonge. C’est une question de manipulation délibérée. Vous avez utilisé votre position de Premier ministre pour lancer des accusations graves, puis, incapable de les étayer, vous les avez répétées à l’étranger, en les attribuant à votre parti, comme si cela les rendrait plus légitimes. Non. Cela ne fait que révéler votre mépris pour les institutions et votre mépris pour la vérité.
Si cette dette cachée existait vraiment, pourquoi ne l’avez-vous pas dénoncée avec des preuves tangibles lorsque vous étiez aux commandes ? Pourquoi n’avez-vous pas saisi la Cour des comptes, l’Assemblée nationale, ou le président de la République de l’époque ? La réponse est simple : parce que ces accusations sont infondées, et que vous les utilisez aujourd’hui pour déstabiliser le Sénégal et servir vos ambitions personnelles.
Un homme qui agit ainsi trahit la confiance du peuple. Un homme qui agit ainsi sape les fondements de notre démocratie.
Le Sénégal mérite mieux que cela. Le Sénégal mérite des dirigeants qui le respectent. Des dirigeants qui, au lieu de le diviser, le rassemblent. Des dirigeants qui, au lieu de le salir, le grandissent.
Votre attitude, Monsieur Sonko, est une insulte à tous ceux qui se battent pour un Sénégal uni, fort et prospère. Elle est une trahison à l’égard de ceux qui ont foi en notre démocratie. Et elle est, surtout, une haute trahison à l’égard de la nation tout entière.
Nous exigeons des excuses. Des excuses publiques. Des excuses sans ambiguïté. Car le mal est fait. Le doute est semé. Et les conséquences, vous les porterez.
Mais les excuses ne suffiront pas.
Nous exigeons aussi que la justice fasse son travail. Que la Haute Cour de Justice soit saisie sans délai. Un homme qui manipule l’opinion publique, qui accuse sans preuve, et qui utilise les médias étrangers pour discréditer son propre pays ne peut pas rester impuni. Vous devez être poursuivi pour diffamation, manipulation de l’opinion publique et atteinte à la sûreté de l’État.
À ceux qui, comme moi, croient en un Sénégal debout, je dis : ne baissons pas les bras. Ne laissons pas des paroles irresponsables briser ce que nous avons construit ensemble. Le Sénégal est plus fort que les ambitions personnelles. Le Sénégal est plus grand que les calculs politiques. Et le Sénégal mérite mieux que des polémiques stériles.
La révolution pacifique que nous portons, celle de l’unité, de la transparence et de l’espoir, ne sera pas entachée par les agissements de ceux qui préfèrent la division à la construction.
Le chemin de l’espoir passe par la vérité. Et la vérité, aujourd’hui, exige que Ousmane Sonko réponde de ses actes.
Samba Kara NDIAYE
Président du Parti NADEMS (Nouvelle Alliance Démocratique du Sénégal)