Rendre l’eau potable à Touba est une urgence absolue. La sainte cité, cœur spirituel du Sénégal et symbole de l’autonomie mouride, souffre, aujourd’hui, d’un accès insuffisant et coûteux à cette ressource vitale. Avec plus d’un million d’habitants et des millions de pèlerins, chaque année, les solutions actuelles, comme les camions-citernes, sont, non seulement, onéreuses, mais aussi, indignes de la capitale spirituelle du pays.
Pourtant, le Sénégal dispose des ressources nécessaires pour résoudre ce problème. L’Océan Atlantique offre une source illimitée d’eau de mer, tandis que le barrage de Diama, sur le fleuve Sénégal, contient des milliards de mètres cubes d’eau douce sous-exploitée. Il est temps d’agir en combinant ces deux solutions : La désalinisation de l’eau de mer et un accès direct aux barrages de Diama (sur notre photo, les fidèles venus au Magal à Touba en manque d’eau).
La désalinisation est une technologie éprouvée, utilisée avec succès dans des pays comme Israël, l’Arabie Saoudite ou le Maroc. Une usine de désalinisation alimentée par des énergies renouvelables pourrait produire jusqu’à 100 000 m³ d’eau potable par jour, suffisants pour couvrir les besoins de Touba et des régions voisines. Le coût, estimé à environ 0,5 $ par m³, serait bien inférieur à celui des camions-citernes, qui peut atteindre 3 $ par m³. Un pipeline de 200 km relierait cette usine à Touba, garantissant un approvisionnement continu et de qualité.
Parallèlement, un canal ou pipeline de 150 km pourrait être construit pour acheminer l’eau douce du barrage de Diama vers Touba. Cette eau, déjà, disponible et de meilleure qualité, compléterait la désalinisation, assurant une sécurité hydrique totale, même en période de sécheresse. Des stations de pompage et de traitement garantiraient que l’eau répond aux normes de potabilité les plus strictes.
Le financement de ce projet pourrait provenir de plusieurs sources : Le budget de l’Etat, des partenariats public-privé, des fonds islamiques comme la Banque islamique de développement, et des contributions de la communauté mouride, sous forme de dons ou de zakat. Un investissement total de 85 milliards de F CFA, réparti sur trois ans, permettrait de concrétiser ce projet. Les retombées seraient immenses : Fin des pénuries, baisse des coûts, création de 5 000 emplois, et développement économique de Touba et des régions traversées.

Ce projet s’inscrit, parfaitement, dans la vision d’Al Xadimiya, où le travail est un acte sacré, et dans l’appel du Khalifa de Touba à concrétiser Touba D’abord. Il répond, également, à l’urgence de dénoncer l’incompétence des dirigeants actuels, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, qui n’ont pas su apporter de solutions durables à ce problème crucial.
Alors que ces derniers ont gaspillé des ressources et divisé le pays, Le « Chemin de l’Espoir » propose une alternative concrète, alignée sur les valeurs de discipline, d’autonomie et de service à la communauté.
L’eau est un droit fondamental et un symbole de vie. Garantir l’eau potable à Touba, c’est honorer Dieu, servir le peuple et bâtir un avenir meilleur pour le Sénégal. Ce projet n’est pas, seulement, une solution technique, mais, un acte de foi et de souveraineté. Il est temps de passer des paroles aux actes.
Samba Kara NDIAYE.
Président du Parti NADEMS.
Membre de la Coalition Xarnubi.
Engagé pour Al Xadimiya, Touba D’abord et le Chemin de l’Espoir.






